Protection des circuits
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Protection des circuits — Disjoncteurs, fusibles et dispositifs de protection — Guide CMEQ complet
La protection des circuits vise à interrompre rapidement les surcharges, courts-circuits et défauts à la terre avant qu’ils ne causent incendie, choc électrique ou dommage aux équipements. Le choix du dispositif doit être coordonné avec le calibre des conducteurs, la nature de la charge, le pouvoir de coupure disponible et les exigences du Code canadien de l’électricité.
Introduction
La protection des circuits est l'un des sujets les plus importants de l'examen CMEQ. Un défaut de protection est la première cause d'incendie d'origine électrique. Au Québec, le Code de construction du Québec, Chapitre V — Électricité (Section 14) régit en détail la protection contre les surintensités, les défauts à la terre et les défauts d'arc. Ce chapitre présente les trois types de surintensité, le fonctionnement des disjoncteurs thermomagnétiques, les dispositifs différentiels (DCI/GFCI), les détecteurs de défaut d'arc (DDA/AFCI), les fusibles, la règle de 125 % pour les charges continues, la coordination des protections et les dispositifs de protection contre les surtensions (DPS/SPD). Chaque notion est accompagnée de formules et d'exemples numériques complets.
Concepts fondamentaux
Le schéma ci-dessus illustre un tableau de distribution résidentiel typique : un disjoncteur principal de 200 A alimente trois départs. Le départ d'éclairage est protégé par un disjoncteur de 15 A, le départ des prises de courant par un disjoncteur de 20 A suivi d'un dispositif différentiel DCI (GFCI), et le départ de la cuisine par un disjoncteur de 20 A. Le principe fondamental de la protection est le suivant : le dispositif de protection doit toujours être calibré pour protéger le plus petit conducteur du circuit. Si un conducteur de cuivre #14 AWG a une capacité de 15 A, le disjoncteur qui le protège ne peut excéder 15 A (art. 14-104). La protection n'est efficace que si le dispositif s'ouvre avant que le conducteur n'atteigne une température dangereuse.
Deux grandeurs physiques gouvernent la protection : le courant (I, en ampères) qui traverse le circuit, et la puissance (P, en watts) consommée par la charge. La relation fondamentale est :
P = U × I (monophasé)
où U est la tension en volts. Cette formule permet de calculer le courant absorbé par une charge et donc de dimensionner le dispositif de protection.
Exemple : Une plinthe électrique de 1 500 W sous 240 V.
Pour un circuit triphasé, la puissance s'exprime :
P = √3 × U × I × cos φ
Exemple : Un moteur triphasé absorbe 12 A sous 600 V avec un facteur de puissance cos φ = 0,85.
Section 1 — Types de surintensités
Une surintensité est tout courant supérieur au courant nominal d'un circuit. Il existe trois types distincts de surintensité, chacun exigeant un type de protection spécifique.
1.1 Surcharge
Une surcharge se produit lorsque le courant dépasse la capacité nominale d'un circuit pendant une période prolongée. Exemples :
Caractéristiques :
La surcharge se caractérise par une élévation progressive de la température du conducteur. Le dispositif thermique du disjoncteur accumule cette chaleur : plus le courant est élevé, plus le déclenchement est rapide (courbe à temps inverse).
Exemple numérique : Un circuit d'éclairage de 15 A sur lequel on branche des charges totalisant 2 400 W sous 120 V.
1.2 Court-circuit
Un court-circuit est un contact accidentel entre deux conducteurs de phases différentes (ou phase-neutre) avec une impédance quasi nulle :
Le courant de court-circuit se calcule avec la loi d'Ohm :
Icc = U / Z
où Z est l'impédance totale de la boucle de défaut (en ohms).
Exemple : Un défaut franc phase-neutre sur un circuit 120 V dont l'impédance de boucle est de 0,012 Ω.
Le pouvoir de coupure (interrupting rating) du disjoncteur doit être égal ou supérieur au courant de court-circuit disponible à son emplacement. Un disjoncteur résidentiel standard a un pouvoir de coupure de 10 000 A (10 kA) ; les modèles commerciaux et industriels atteignent 14 kA à 65 kA.
1.3 Défaut à la terre (phase-masse)
Contact entre un conducteur sous tension et une surface mise à la terre ou un conducteur de mise à la terre :
Le danger du défaut à la terre est qu'un courant de quelques dizaines de milliampères traversant le corps humain peut provoquer la fibrillation ventriculaire. Le seuil de dangerosité pour l'homme est d'environ 30 mA pendant plus de 30 ms. C'est pourquoi le DCI déclenche à 5 mA en moins de 25 ms.
Exemple : Une personne touche un boîtier métallique sous tension. La résistance du corps est de 1 500 Ω et la tension de 120 V.
Section 2 — Disjoncteurs
2.1 Disjoncteur standard (thermomagnétique)
Le disjoncteur standard combine deux technologies :
Déclenchement thermique (lame bimétallique) :
Déclenchement magnétique (solénoïde) :
Le disjoncteur thermomagnétique protège donc contre les deux types de surintensité : la lame bimétallique contre les surcharges (temps inverse), le solénoïde contre les courts-circuits (instantané).
2.2 Courbes de déclenchement
Au Québec, le type B est le plus courant en résidentiel. Le type C est utilisé pour les circuits de moteurs et de cuisinières.
Exemple numérique : Un disjoncteur de type C de 20 A.
Ce décalage volontaire permet au moteur d'absorber son courant de démarrage (jusqu'à 6-8 × In) sans déclencher le magnétique, tout en assurant une coupure instantanée en cas de vrai court-circuit.
2.3 Calibres normalisés
Les disjoncteurs sont offerts en calibres normalisés (art. 14-104) :
15 A, 20 A, 25 A, 30 A, 35 A, 40 A, 45 A, 50 A, 60 A, 70 A, 80 A, 90 A, 100 A, 110 A, 125 A, 150 A, 175 A, 200 A, 225 A, 250 A, 300 A, 350 A, 400 A, 450 A, 500 A, 600 A, 700 A, 800 A, 1 000 A, 1 200 A, 1 600 A, 2 000 A, 2 500 A, 3 000 A, 4 000 A, 5 000 A, 6 000 A
> Important : On ne peut pas installer un disjoncteur d'un calibre supérieur à la capacité du conducteur, sauf pour les applications de moteurs (art. 28-200).
Exemple : Un conducteur de cuivre #12 AWG a une capacité de 20 A (à 75 °C). Le calibre normalisé immédiatement supérieur serait 25 A, mais la règle interdit de dépasser la capacité du conducteur : on installe donc un disjoncteur de 20 A, jamais 25 A. À l'inverse, si le calcul donne 23,4 A (voir Section 6), on choisit le calibre normalisé immédiatement supérieur, soit 25 A, à condition que le conducteur supporte ce courant.
Section 3 — Disjoncteur DCI (GFCI)
Cette section situe Disjoncteur DCI (GFCI) dans le travail réel de l’électricien : sécurité des personnes, continuité de service, conformité au Code canadien de l’électricité et diagnostic fiable sur le terrain. Les points qui suivent précisent les critères techniques à vérifier avant l’installation, la mise sous tension ou la remise au client.
3.1 Principe de fonctionnement
Le DCI (dispositif différentiel à courant résiduel, appelé GFCI — Ground Fault Circuit Interrupter — en anglais) compare le courant dans le conducteur de phase avec celui du neutre (transformateur différentiel). En conditions normales, ils sont égaux. S'il y a une fuite à la terre, la différence est détectée et le circuit est interrompu.
Le principe repose sur la loi des nœuds (loi de Kirchhoff) : le courant qui entre par la phase doit ressortir intégralement par le neutre. La différence IΔ = I_phase − I_neutre est le courant résiduel. Si IΔ dépasse le seuil, le DCI déclenche.
Seuil de déclenchement :
Temps de déclenchement :
Exemple numérique : Un sèche-cheveux tombe dans un lavabo. Une fuite de 12 mA s'établit vers la terre.
3.2 Emplacements obligatoires (art. 26-710)
Au Québec, les DCI sont obligatoires dans :
Le DCI peut être installé de trois façons : prise DCI (protège les prises en aval raccordées au bornier « LOAD »), disjoncteur DCI au tableau (protège tout le circuit de dérivation), ou DCI portatif (utilisé pour l'alimentation temporaire sur les chantiers).
3.3 Essai mensuel
L'art. 26-720 exige que les DCI soient essayés mensuellement. Le bouton « Test » simule un courant de fuite de 5 mA. Le bouton « Reset » rétablit le circuit.
Question CMEQ typique : À quelle fréquence doit-on essayer les DCI ?
Section 4 — Disjoncteur DDA (AFCI)
Cette section situe Disjoncteur DDA (AFCI) dans le travail réel de l’électricien : sécurité des personnes, continuité de service, conformité au Code canadien de l’électricité et diagnostic fiable sur le terrain. Les points qui suivent précisent les critères techniques à vérifier avant l’installation, la mise sous tension ou la remise au client.
4.1 Principe de fonctionnement
Le DDA (détecteur de défaut d'arc, appelé AFCI — Arc Fault Circuit Interrupter — en anglais) détecte les défauts d'arc — des décharges qui se produisent lorsque le courant saute à travers un isolant endommagé ou une connexion desserrée. Ces arcs génèrent une chaleur intense (3 000 à 5 000 °C) et sont la première cause d'incendie d'origine électrique.
Contrairement au DCI qui détecte une fuite de courant vers la terre, le DDA analyse la signature haute fréquence caractéristique de l'arc électrique. Un circuit électronique distingue l'arc dangereux des arcs normaux produits par certains appareils (interrupteurs, moteurs à balais).
Types d'arcs détectés :
L'arc série est particulièrement dangereux car son courant reste souvent inférieur au seuil de déclenchement du disjoncteur standard : seul le DDA peut le détecter.
4.2 Emplacements obligatoires (art. 26-724)
Depuis le Code 2015 (renforcé en 2018), la protection DDA est obligatoire pour les circuits de dérivation 120 V dans :
Le DDA ne doit pas être installé sur des circuits alimentant des équipements de maintien en vie ou des équipements médicaux dans les aires de soins aux patients.
4.3 DDA/DCI combiné
Depuis le Code 2018, il existe des disjoncteurs combinés DDA + DCI offrant les deux protections dans un seul appareil. Obligatoire dans les chambres à coucher comportant une prise à moins de 1,5 m d'un évier. Le dispositif combiné détecte à la fois les arcs série et parallèle (DDA) et les fuites à la terre (DCI), en plus d'assurer la protection contre les surintensités.
Section 5 — Fusibles
Cette section situe Fusibles dans le travail réel de l’électricien : sécurité des personnes, continuité de service, conformité au Code canadien de l’électricité et diagnostic fiable sur le terrain. Les points qui suivent précisent les critères techniques à vérifier avant l’installation, la mise sous tension ou la remise au client.
5.1 Types de fusibles
Bien que moins courants dans les installations neuves, les fusibles existent toujours. Le fusible est le dispositif de protection le plus simple : un élément métallique fond lorsque le courant dépasse le calibre du fusible, interrompant le circuit.
Fusible à cartouche (CSA C22.2 n° 59) :
Les fusibles de classe R (à rejet) ont un pouvoir de coupure maximal de 200 000 A et sont courants en industrie. Les fusibles de type P (fusibles bouchon) sont utilisés dans les anciens tableaux résidentiels à base Edison.
Fusible à visser (type Edison) :
Le fusible de type S offre une protection inviolable dans les porte-fusibles à base Edison grâce à un adaptateur à filetage spécifique au calibre.
Fusible à haut pouvoir de coupure (HRC) :
Fusible temporisé : conçu pour supporter les courants d'appel momentanés des moteurs et transformateurs sans fondre. Il tolère une surcharge temporaire (démarrage) mais fond en cas de surcharge prolongée.
5.2 Règles de remplacement
Exemple : Un circuit protégé par un fusible de 15 A avec conducteur #14 AWG (capacité 15 A). Si le fusible fond et qu'on le remplace par un fusible de 30 A, le conducteur #14 peut désormais être parcouru par 30 A sans que le fusible ne fonde. Le conducteur surchauffe (P perdue = R × I² : à 30 A, l'échauffement est (30/15)² = 4 fois supérieur) → risque d'incendie.
Section 6 — La règle de 125 %
La règle de 125 % sert à dimensionner certaines protections et certains conducteurs lorsque la charge peut fonctionner de façon continue ou produire un échauffement soutenu. Elle évite de choisir un appareillage trop juste et doit être appliquée avec méthode aux circuits de chauffage, moteurs, équipements fixes et autres charges précisées par le Code.
6.1 Charge continue
L'art. 8-104 définit une charge continue comme une charge qui fonctionne pendant 3 heures ou plus sans interruption. Exemples :
Pour les charges continues, le conducteur et le disjoncteur doivent être dimensionnés à 125 % du courant nominal. Cela évite la surchauffe en régime permanent.
La formule de dimensionnement est :
I_dimensionnement = I_charge × 1,25
Exemple : Un chauffe-eau de 4 500 W sous 240 V.
Autre exemple : Un éclairage commercial de 3 000 W sous 120 V.
6.2 Moteurs
Pour les moteurs (art. 28-106) :
Le moteur absorbe au démarrage un courant 6 à 8 fois supérieur au courant nominal. Le disjoncteur doit tolérer ce courant d'appel sans déclencher, d'où le facteur 250 %. Le relais de surcharge thermique, lui, protège le moteur contre les surcharges prolongées à un seuil beaucoup plus bas (115-125 %).
Exemple : Un moteur monophasé de 5 HP sous 240 V dont le courant à pleine charge (FLA) est de 28 A.
Section 7 — Coordination des protections (sélectivité)
La coordination (ou sélectivité) garantit que seul le disjoncteur le plus proche du défaut déclenche, laissant le reste de l'installation sous tension.
Principe :
La sélectivité s'obtient en choisissant des dispositifs dont les courbes temps-courant ne se chevauchent pas : le dispositif en aval doit toujours s'ouvrir avant que le dispositif en amont n'atteigne son seuil de déclenchement. Les fabricants fournissent des courbes de coordination pour vérifier cette sélectivité en phase de conception.
Exemple : Un défaut de 800 A sur un circuit de prises protégé par un disjoncteur de 20 A, en aval d'un disjoncteur principal de 100 A.
Exceptions :
La sélectivité totale est exigée pour les circuits de sécurité incendie (pompes à incendie, éclairage de secours, panneaux de sortie, alarmes incendie, systèmes de contrôle de la fumée). Une coordination sélective garantit qu'un défaut dans une partie du bâtiment ne coupe pas l'alimentation des équipements critiques situés ailleurs.
Section 8 — Dispositifs de protection contre les surtensions (DPS/SPD)
Les dispositifs de protection contre les surtensions (DPS, appelés SPD — Surge Protective Devices — en anglais) protègent les équipements électroniques sensibles contre les surtensions transitoires causées par la foudre, les manœuvres du réseau de distribution et les démarrages de gros moteurs. Le Code exige désormais une protection DPS pour les installations neuves dans la plupart des types de bâtiments, y compris les habitations.
Type 1 : installé à l'entrée de service, avant le sectionneur principal, typiquement dans le panneau principal. Il protège l'ensemble de l'installation.
Type 2 : installé côté charge du sectionneur principal, dans le tableau de distribution ou en dispositif câblé au panneau. Il offre une protection supplémentaire pour les équipements sensibles.
Type 3 : dispositif au point d'utilisation (barre multiprise avec protection contre les surtensions), installé directement à l'équipement protégé (ordinateur, téléviseur).
Une stratégie de protection complète utilise les trois types, disposés de façon que chaque étage absorbe des niveaux d'énergie transitoire progressivement plus faibles.
Installation : les conducteurs de raccordement (phase, neutre, terre) doivent être aussi courts que possible — typiquement moins de 1 mètre — et sans coudes serrés. Des conducteurs longs augmentent la tension laissée passer à cause de leur inductance (U = L × dI/dt). Le DPS doit être raccordé au conducteur de mise à la terre et le réseau de prise de terre doit offrir un chemin de faible impédance au courant de surtension.
Exemple : Un DPS dont le courant de surtension maximal (Imax) est de 40 kA installé dans une région très exposée à la foudre. Si une surtension de 6 kV atteint l'entrée, le DPS de type 1 écrête la tension et dérive l'essentiel du courant vers la terre. Le résidu (par exemple 2,5 kV) est ensuite absorbé par le DPS de type 2, puis le DPS de type 3 réduit la tension à un niveau sûr (< 1 kV) pour l'électronique.
Section 9 — Courant de court-circuit nominal (SCCR)
Le courant de court-circuit nominal (SCCR — Short-Circuit Current Rating) indique le courant de défaut maximal qu'un équipement peut supporter en toute sécurité. Chaque équipement électrique a un courant de court-circuit maximal qu'il peut endurer sans se détruire. Si le courant de défaut disponible dépasse le SCCR de l'équipement, celui-ci peut exploser ou prendre feu pendant le défaut.
Le courant de défaut disponible se calcule à partir de l'impédance de la source :
Icc = U / Z_total
où Z_total inclut l'impédance du transformateur du distributeur, l'impédance des conducteurs (fonction de leur section et longueur) et la contribution des moteurs au courant de défaut.
Exemple : Un transformateur de distribution de 75 kVA, 600 V secondaire, impédance 5 %.
Les calibres en série (series ratings) permettent d'utiliser des équipements en aval ayant un SCCR plus faible, à condition qu'ils soient correctement coordonnés avec le dispositif amont. Le calcul du courant de défaut disponible en chaque point du réseau de distribution est indispensable pour vérifier que tous les équipements ont un SCCR adéquat.
Section 10 — Protection des transformateurs
La protection des transformateurs comprend une protection contre les surintensités au primaire et au secondaire. La protection primaire est dimensionnée selon la puissance nominale du transformateur et la tension primaire. La protection secondaire peut être exigée selon la taille et la configuration du transformateur.
Le courant nominal d'un transformateur se calcule :
I = P / U (monophasé) ou I = P / (√3 × U) (triphasé)
Exemple : Un transformateur monophasé de 10 kVA, primaire 600 V, secondaire 120 V.
Questions d'examen typiques
Q1 : Quel est le courant de déclenchement d'un DCI résidentiel ?
Réponse : b) 5 mA (question très fréquente). Le DCI résidentiel détecte les fuites à la terre ≥ 5 mA et déclenche en moins de 25 ms pour protéger les personnes. Le seuil de 30 mA correspond à la protection des équipements (commercial), et 100 mA+ à la protection contre l'incendie (industriel).
Q2 : Quels circuits exigent une protection DDA (AFCI) ?
Réponse : b) Les circuits de dérivation 120 V alimentant les chambres à coucher (Code 2002) et les pièces de séjour — salon, salle à manger, bureau (Code 2015), couloirs et salles de jeux (Code 2018).
Q3 : Pourquoi ne faut-il jamais remplacer un fusible par un calibre supérieur ?
Réponse : b) Le conducteur en aval est dimensionné pour le calibre d'origine. Un fusible de calibre supérieur laisse passer un courant qui surchauffe le conducteur sans jamais fondre. L'échauffement varie avec I² : doubler le courant quadruple la puissance dissipée dans le conducteur.
Q4 : Quelle est la différence entre un DCI (GFCI) et un DDA (AFCI) ?
Réponse : b) Le DCI détecte une différence de courant entre phase et neutre (fuite à la terre) et protège les personnes contre l'électrocution. Le DDA détecte la signature haute fréquence d'un arc électrique et protège contre les incendies causés par les connexions desserrées ou les isolants endommagés.
Q5 : Quelle protection est requise pour un circuit de moteur ?
Réponse : b) Conducteur = 125 % du FLA (art. 28-106), disjoncteur = jusqu'à 250 % du FLA pour tolérer le courant de démarrage, relais de surcharge = 115-125 % du FLA selon le facteur de service.
Q6 : Que signifie « 125 % pour charge continue » ?
Réponse : b) L'art. 8-104 définit une charge continue comme fonctionnant 3 h ou plus. Pour éviter la surchauffe en régime permanent, on multiplie le courant nominal par 1,25 pour dimensionner le conducteur et le disjoncteur. Exemple : 18,75 A × 1,25 = 23,4 A → disjoncteur de 25 A.
Q7 : Quel type de défaut un DDA combiné détecte-t-il ?
Réponse : b) Le DDA de type combiné détecte à la fois l'arc série (rupture partielle d'un conducteur) et l'arc parallèle (contact entre conducteurs de potentiels différents), en plus d'assurer la protection contre les surintensités.
Q8 : Dans quel délai maximal un DCI doit-il déclencher ?
Réponse : b) 25 ms (1/40 s). Ce délai est suffisamment court pour prévenir la fibrillation ventriculaire et sauver des vies.
Q9 : Où installe-t-on un DPS de type 1 ?
Réponse : b) Le DPS de type 1 s'installe à l'entrée de service, avant le sectionneur principal, et protège l'ensemble de l'installation. Le type 2 s'installe aux tableaux de distribution, le type 3 au point d'utilisation.
Q10 : Pourquoi la sélectivité (coordination) est-elle importante pour les systèmes de sécurité incendie ?
Réponse : b) La coordination sélective garantit que seul le dispositif le plus proche du défaut s'ouvre. Pour les circuits de sécurité (pompes à incendie, éclairage de secours, alarmes incendie), la sélectivité totale est exigée afin qu'un défaut localisé ne prive pas d'alimentation les équipements de sauvetage.
Références au Code
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